Back in the woods

 

 

2018

Et c’est ainsi qu’après Turbo balloche, Métal musette, Rock festif intempestif, petite
sœur ouragan Sister twister, Yan Caillasse invite en scène l’Homme sauvage.
Et là, nuls atours ou autres déguisements, peu d’accessoires, en dehors de trois

«costumes -sculptures», un peu de terre, de pisé, de pigments, juste des chansons-
à cœur, au cœur de l’être.

Celles qu’il nous donne ainsi à « voir et à entendre », sont bien là pour sortir hors des
sentiers battus, explorer ses propres forêts vierges, apprivoiser les loups et les ours
jusqu’en ses contrées intérieures, pour y instituer un espace vert de tolérance,
d’espoir, le seul apte à nourrir les harmoniques de partage de l’artiste qui invite
« l’Autre à l’Intérieur de soi ».
Et c’est bien cette identité d’artiste nécessairement « sauvage », c’est à dire non
soumise à la norme, à la conformité, au confort, aux bonnes vieilles habitudes, aux
cases administratives et aux diktats culturels, cet espace vierge là, en tout cas, qui
permet l’émergence de cette volition inclassable et éternelle qu’est toute authentique
création.